Le protecteur qui refuse de guérir : comprendre le blocage en EMDR
La résistance en thérapie
Vous avez commencé une thérapie. D’abord, les premières séances avancent bien. Puis un jour, quelque chose se ferme.
Le souvenir revient, cependant rien ne bouge. Votre corps se raidit, votre tête se vide, tandis que l’émotion s’éteint. Parfois, vous annulez le rendez-vous suivant sans savoir pourquoi.
Beaucoup de personnes vivent ce moment comme un échec personnel. Certaines abandonnent même la démarche, persuadées d’être un cas à part. Pourtant, un blocage en RITMO/EMDR raconte souvent autre chose. En thérapie IFS (Internal Family Systems), on considère qu’une partie de vous freine délibérément, car elle protège quelque chose de fragile.
Cet article propose donc de comprendre ce mécanisme, puis d’apprendre à dialoguer avec ce protecteur au lieu de le combattre. D’abord, nous regarderons ce que disent les données récentes sur les blocages en EMDR, les non-réponses et les abandons. Ensuite, nous entrerons dans le langage des parties. Enfin, vous trouverez des outils concrets, un programme de quatre semaines, un questionnaire d’auto-observation et une FAQ.
Rien ici ne remplace un avis médical ni un suivi psychothérapeutique. Il s’agit plutôt d’une boussole, car chaque système intérieur possède sa propre logique. Prenez donc ce qui vous parle, puis laissez le reste de côté.
Un blocage en RITMO-EMDR n’est pas un échec thérapeutique
Commençons par démonter une croyance tenace. Lorsque le retraitement cale, la plupart des gens concluent qu’ils s’y prennent mal. En réalité, la littérature scientifique décrit ce phénomène depuis longtemps.
Une méta-analyse sur données individuelles, parue en 2024 dans Psychological Medicine, a comparé l’EMDR aux autres psychothérapies du trouble de stress post-traumatique. Les auteurs ne trouvent aucune différence significative, notamment sur la réduction des symptômes, la rémission ou l’abandon. Autrement dit, l’EMDR fonctionne aussi bien que les autres approches recommandées, néanmoins il partage également leurs limites.
Ces limites concernent surtout les traumatismes complexes. En effet, une étude randomisée publiée en 2025 dans la même revue rappelle un chiffre marquant. Chez les personnes présentant un trouble de stress post-traumatique complexe, le taux d’amélioration moyen avoisine 35 %, tandis qu’il atteint environ 65 % dans les autres études. Un blocage en EMDR n’est donc ni rare ni honteux.
Outil pratique : le journal des freins
- Notez la date et le moment précis où le travail s’est arrêté.
- Décrivez ensuite la sensation corporelle en trois mots, sans l’interpréter.
- Écrivez la phrase intérieure qui est apparue, même si elle vous semble absurde.
- Ajoutez par ailleurs ce que vous avez fait après la séance : dormir, manger, scroller, travailler.
- Relisez enfin vos notes au bout de trois semaines et cherchez les répétitions.
Ce relevé ne sert pas à vous juger. Il documente simplement la mécanique de votre blocage en EMDR. Repérer un motif devient alors possible, car les protecteurs se révèlent remarquablement réguliers.
Encadré sécurité. Si les symptômes s’aggravent nettement après une séance, parlez-en rapidement à votre thérapeute. Par ailleurs, en cas d’idées suicidaires, de consommation qui s’emballe ou de sommeil très dégradé, consultez un médecin sans attendre.
Ce que l’IFS appelle un protecteur
L’Internal Family Systems, développé par Richard Schwartz, propose une idée simple. Notre psychisme fonctionne comme un système composé de plusieurs parties, car chacune poursuit une intention positive.
Certaines parties anticipent, contrôlent, planifient ou critiquent : ainsi l’IFS les nomme gestionnaires. D’autres interviennent en urgence lorsque la douleur déborde, par exemple l’alcool, la nourriture, les écrans ou la colère. Ces pompiers appartiennent, eux aussi, à la famille des protecteurs.
Derrière eux se tiennent les exilés. Ces parties portent la honte, la terreur ou l’abandon vécus autrefois. Elles ont été mises à distance, parce qu’il fallait continuer à vivre.
Enfin, le modèle postule un Self : un centre stable, curieux, calme, capable de compassion. Le Self n’est donc pas une performance à atteindre. Il est déjà là, simplement recouvert. Ce vocabulaire éclaire directement la mécanique d’un blocage en EMDR.
Où en est la recherche ?
Une revue de portée publiée en 2025 dans Clinical Psychologist a recensé vingt-sept études sur l’IFS. Le bilan est encourageant, toutefois il reste modeste : dix-sept études de cas, cinq études quasi expérimentales, trois travaux qualitatifs et deux essais randomisés. Les résultats les plus prometteurs concernent notamment la douleur chronique, la dépression, le TSPT et l’autocompassion.
Autrement dit, l’IFS constitue une approche sérieuse et en croissance, néanmoins son socle de preuves demeure plus jeune que celui de l’EMDR ou des TCC. Cette nuance mérite d’être posée clairement.
Outil pratique : la cartographie en cinq minutes
- Dessinez un cercle au centre d’une feuille, puis écrivez « moi » à l’intérieur.
- Autour, placez trois à cinq parties familières : par exemple la perfectionniste, l’anxieux, celle qui fuit.
- Pour chacune, notez son métier en une phrase : « elle m’évite l’humiliation ».
- Indiquez ensuite son âge ressenti, même approximatif.
- Terminez enfin par une question écrite : « de quoi as-tu besoin aujourd’hui ? »
Encadré sécurité. Cet exercice reste exploratoire. Si une partie déclenche une détresse intense ou un sentiment d’irréalité, arrêtez, ancrez-vous dans la pièce, puis reprenez ce travail avec un professionnel formé.
Pourquoi un protecteur provoque un blocage en EMDR
Venons-en au cœur du sujet. L’EMDR et le RITMO stimulent l’attention alternée lorsque le souvenir est réactivé. Ce mécanisme suppose donc une condition : rester dans la fenêtre de tolérance, autrement dit assez activé pour sentir, assez posé pour penser.
Or un protecteur a précisément pour mission d’empêcher le débordement. Lorsqu’il perçoit que vous approchez d’un exilé, il agit vite. Par exemple, il coupe l’accès aux images, il endort la séance, il fabrique une urgence professionnelle ou il déclenche une migraine.
Ce sabotage apparent traduit en fait une loyauté. La partie ne cherche pas votre échec ; au contraire, elle veut éviter une catastrophe déjà vécue. Autrement dit, un blocage en EMDR fonctionne comme un message, non comme une panne.
Le point de preuve
L’essai randomisé publié en 2025 dans Psychological Medicine apporte ici un éclairage précieux. Chez 193 femmes présentant un TSPT lié à des maltraitances infantiles, une dissociation élevée avant traitement prédisait une moindre efficacité. En revanche, une baisse significative de la dissociation dès les premières séances améliorait nettement la suite du parcours.
Cette donnée est stratégique. En effet, elle suggère que stabiliser l’accès à l’expérience intérieure ne fait pas perdre de temps : ainsi, cela conditionne le retraitement lui-même.
Outil pratique : l’échelle de présence
- Avant chaque séance, évaluez votre présence de 0 à 10 : « à quel point suis-je vraiment ici ? »
- Si le chiffre descend sous 5, prévenez votre thérapeute plutôt que de forcer.
- Ancrez-vous ensuite trente secondes : pieds au sol, dos au dossier, cinq objets nommés à voix basse.
- Réévaluez puis notez votre présence.
- Si le chiffre ne remonte pas, la séance devient une séance de préparation, et ce choix reste parfaitement clinique.
Encadré sécurité. Voix lointaine, vision en tunnel, corps engourdi, perte du fil : ces signaux évoquent une dissociation. Par conséquent, ils demandent un ralentissement immédiat, jamais une accélération du protocole.
Les peurs qui font barrage
Chaque protecteur s’organise autour d’une peur. Ainsi, tout blocage en EMDR renvoie à une crainte précise et repérable. Frank Anderson, psychiatre et formateur IFS, insiste sur ce point : tant que la peur n’est pas entendue, la permission n’arrive pas.
La crainte la plus fréquente reste la submersion émotionnelle. « Si je la laisse sentir ça, elle ne s’en relèvera pas. » D’autres peurs reviennent régulièrement, notamment le secret qui pourrait être révélé, la partie rivale qui prendrait le pouvoir, le rôle devenu inutile, ou encore le thérapeute qui ne supporterait pas la douleur.
Observez la logique interne. Ces phrases ne sont pas irrationnelles ; en revanche, elles sont datées. Elles ont été formulées à un âge où elles étaient vraies.
Le point de preuve
Un essai randomisé publié en 2026 dans le Journal of Child & Adolescent Trauma a comparé l’IFS à un entraînement à l’autocompassion, auprès d’adolescents placés. L’entraînement produisait d’abord des effets immédiats plus forts sur la rumination colérique et sur la peur de la compassion. Cependant, le groupe IFS progressait de façon continue, puis le dépassait au suivi à deux mois, notamment sur la réactivité au stress perçue.
La bienveillance envers soi fait donc peur, ensuite elle s’installe. Ce délai n’est pas un défaut du modèle : c’est plutôt son rythme.
Outil pratique : la question qui ouvre
- Repérez la partie qui freine, puis localisez-la dans le corps.
- Demandez-lui intérieurement : « de quoi as-tu peur s’il t’arrivait d’arrêter ton travail ? »
- Attendez ensuite la réponse sans la fabriquer, même si elle met une minute.
- Notez enfin la réponse mot pour mot.
- Répondez à la peur, et non à l’argument : « je comprends que tu craignes cela ».
Encadré sécurité. N’utilisez pas cette question pour négocier seul l’arrêt d’un comportement addictif. Les parties pompiers protègent d’une douleur réelle, par conséquent leur retrait brutal expose à un effet rebond.
Vous vous reconnaissez ? Échanger avec Delphine pour poser un cadre adapté à votre situation.
Demander la permission plutôt que forcer
Le protocole IFS propose une séquence, souvent appelée les 6F. D’abord on trouve la partie, puis on la focalise, ensuite on la ressent dans le corps, on s’en fait un allié, on étoffe son histoire et enfin on explore ses peurs.
Une étape conditionne toutes les autres : le désamalgamage. Tant que vous restez fusionné avec une partie, vous parlez comme elle. Lorsqu’elle prend un peu de recul, en revanche, vous pouvez parler avec elle.
Vient alors la demande de permission. Sans elle, un blocage en EMDR se reproduit séance après séance. Le thérapeute devient, selon la formule de Richard Schwartz, un marchand d’espoir : d’abord il valide la peur, ensuite il propose une alternative crédible. « Si nous pouvions approcher cette blessure sans que tu sois submergée, est-ce que cela t’intéresserait ? »
Le point de preuve
Le programme PARTS, dérivé de l’IFS, a fait l’objet d’une étude de faisabilité en 2024, puis du premier essai contrôlé randomisé de l’IFS pour le TSPT, publié en 2026. Ce format de seize semaines associe donc des séances de groupe en ligne et des séances individuelles. Les résultats soutiennent l’intérêt d’un travail structuré avec les parties, notamment chez des adultes traumatisés.
Prudence toutefois : un essai ne suffit pas à établir une équivalence avec les traitements de première intention. Ainsi, la littérature actuelle place l’IFS parmi les approches prometteuses, non parmi les standards validés.
Outil pratique : la séquence de permission
- Nommez la partie, puis remerciez-la sincèrement pour son travail.
- Demandez-lui ensuite si elle accepte un pas de recul, juste le temps d’une conversation.
- Vérifiez ce que vous ressentez envers elle : par exemple curiosité, agacement ou indifférence.
- Si l’agacement domine, une autre partie parle ; adressez-vous donc d’abord à celle-ci.
- Formulez enfin la demande : « accepterais-tu que nous prenions du temps avec la partie que tu protèges ? »
- Respectez un refus, car un non aujourd’hui prépare souvent un oui dans trois séances.
Encadré limites. Ce travail se pratique idéalement avec un professionnel formé. En autonomie, restez donc au niveau des protecteurs et ne cherchez pas à atteindre les souvenirs traumatiques.
Associer IFS et EMDR-RITMO : une intégration réaliste
Ces deux approches ne s’opposent pas. Au contraire, elles répondent à des questions différentes. L’EMDR et le RITMO traitent la mémoire, tandis que l’IFS traite la relation intérieure qui autorise ce traitement.
Concrètement, l’IFS enrichit la phase de préparation. Avant le retraitement, on identifie les parties concernées, puis on écoute leurs objections, enfin on obtient un accord explicite. Ce temps ressemble à un retard ; en pratique, néanmoins, il évite des séances stériles et des abandons.
Pendant le retraitement, un blocage en EMDR devient une information exploitable. Plutôt que d’insister sur les stimulations bilatérales, le thérapeute demande donc qui vient d’entrer dans la pièce intérieure. Le travail reprend ensuite, souvent avec fluidité.
Le point de preuve
Rappelons les deux résultats déjà cités, car ils dessinent une stratégie cohérente. D’une part, la méta-analyse de 2024 confirme l’efficacité de l’EMDR, sans supériorité sur les autres approches. D’autre part, l’essai de 2025 montre que la réduction précoce de la dissociation améliore l’efficacité des thérapies centrées sur le trauma.
En résumé, préparer sérieusement le terrain relationnel n’est pas un luxe. Cette préparation réduit nettement le risque de blocage en EMDR. C’est probablement l’un des leviers les plus rentables du parcours.
Outil pratique : la check-list avant retraitement
- Ai-je un lieu sûr intérieur accessible en moins d’une minute ?
- Puis-je nommer au moins deux parties actives cette semaine ?
- Ces parties ont-elles donné leur accord, notamment celle qui freine ?
- Mon niveau de présence dépasse-t-il 5 sur 10 ?
- Ai-je prévu enfin quarante-cinq minutes calmes après la séance ?
Encadré sécurité. Aucune approche adjuvante ne remplace un traitement médical. Par conséquent, en cas de comorbidité somatique, de grossesse, de trouble bipolaire, de symptômes psychotiques ou de crise aiguë, un avis médical préalable s’impose.
Neurodivergence : adapter le cadre sans culpabiliser
Le travail avec les parties suppose de sentir son corps, puis de suivre un fil intérieur. Or l’interoception varie fortement d’une personne à l’autre, notamment chez les personnes TDAH, autistes ou à haut potentiel.
Quelques ajustements changent tout. Une partie peut par exemple se manifester par une image, un mot, une couleur ou une tension, sans obligation de ressenti corporel. Par ailleurs, l’écrit remplace avantageusement le dialogue intérieur silencieux lorsque l’attention décroche.
Le temps mérite aussi d’être structuré. Un minuteur de sept minutes protège de l’hyperfocus, tandis qu’une clôture ritualisée facilite le retour au quotidien. Vous trouverez d’autres repères dans notre article sur les outils et thérapies qui fonctionnent en cas de neurodivergence.
Outil pratique : le format court adapté
- Choisissez un support unique : par exemple un carnet, des notes vocales ou un dessin.
- Réglez ensuite un minuteur sur sept minutes, pas davantage.
- Posez une seule question à une seule partie.
- Arrêtez au signal, même si quelque chose s’ouvrait.
- Clôturez enfin par une action sensorielle brève : eau fraîche, marche, étirement.
Encadré accessibilité. Aucune de ces consignes n’est une obligation. Si une étape ne vous convient pas, supprimez-la, car un protocole culpabilisant active immédiatement de nouveaux protecteurs.
Feuille de route en quatre semaines
Voici une feuille de route réaliste, pensée pour des semaines ordinaires.
Semaine 1 — Observer. Tenez le journal des freins trois fois. Objectif mesurable : trois entrées écrites, sans analyse.
Semaine 2 — Nommer. Réalisez la cartographie en cinq minutes, puis relisez-la en fin de semaine. Ajoutez ensuite le métier de chaque partie.
Semaine 3 — Dialoguer. Posez la question qui ouvre à une seule partie, deux fois dans la semaine. Notez enfin les réponses mot pour mot.
Semaine 4 — Consolider. Testez la check-list avant votre prochaine séance. Ensuite, évaluez votre présence moyenne sur sept jours.
Si une semaine saute, reprenez à la même étape plutôt qu’au début. En effet, la régularité compte davantage que l’intensité. Vous pouvez par ailleurs relier ce travail à vos limites relationnelles grâce à notre article sur les relations difficiles et la pose de limites.
Questionnaire d’auto-observation en douze items
Ce questionnaire n’est pas un diagnostic. Il vous aide plutôt à décider si un accompagnement serait utile, notamment lorsqu’un blocage en EMDR se répète. Cotez chaque item de 0 à 3 : jamais, parfois, souvent, très souvent.
A — Parties de contrôle (items 1 à 4)
- Je prépare mentalement mes séances, car je veux dire ce qu’il faut.
- J’analyse mes émotions plutôt que de les ressentir.
- Je minimise mon histoire lorsque j’en parle.
- Je m’agace contre moi si je n’avance pas assez vite.
B — Parties d’urgence (items 5 à 8)
- Après une séance intense, je consomme, je mange ou je scrolle davantage.
- Je me coupe de mes sensations pendant le travail thérapeutique.
- J’annule ou je repousse mes rendez-vous lorsqu’un sujet devient sensible.
- Je m’endors, ou bien je décroche complètement en séance.
C — Retentissement fonctionnel (items 9 à 12)
- Mon sommeil se dégrade nettement après les séances.
- Mon travail ou mes études en pâtissent.
- Mes relations proches deviennent plus tendues.
- J’envisage d’arrêter la thérapie, sans raison claire.
Interprétation prudente. Un score partiel supérieur à 6 signale une zone à explorer. Si le score C dépasse 6, parlez-en à votre thérapeute avant la prochaine séance de retraitement. Lorsque deux scores dépassent 6, un temps de préparation dédié semble donc préférable à la poursuite immédiate du protocole.
Ces repères restent indicatifs. En conclusion, ils ne remplacent pas un avis médical.
Ce qu’il faut retenir
Un blocage en EMDR n’annonce donc pas la fin du parcours. Il signale une partie qui protège, parfois depuis très longtemps. Lorsque cette partie est entendue, le retraitement redevient possible.
L’IFS n’est pas une alternative à l’EMDR ou au RITMO. En revanche, elle en prépare le terrain, car elle installe la sécurité intérieure que la mémoire réclame pour se réorganiser.
Prendre rendez-vous. Échanger avec Delphine — ensemble, nous regarderons ce que vos protecteurs cherchent à préserver. Ne remplace pas un avis médical.
FAQ
Un blocage en EMDR signifie-t-il que la méthode est inefficace ? Non, car les données de 2024 confirment son efficacité sur le TSPT, au même niveau que les autres psychothérapies recommandées. Un blocage signale plutôt un besoin de préparation, non une incompatibilité avec la méthode.
Combien de temps faut-il pour qu’un protecteur lâche prise ? Cela varie beaucoup. Quelques séances suffisent parfois, tandis que les traumatismes relationnels précoces demandent souvent plusieurs mois. Ainsi, la vitesse dépend du niveau de confiance, non de votre volonté.
Puis-je pratiquer l’IFS seul, avec un livre ou une application ? En partie. Le travail avec les protecteurs se prête bien à l’auto-observation guidée. En revanche, l’approche des souvenirs traumatiques nécessite un cadre professionnel, car le risque de submersion est réel.
IFS et EMDR sont-ils compatibles avec un traitement médicamenteux ? Oui, dans la très grande majorité des situations. Toutefois, toute modification de traitement relève exclusivement du médecin prescripteur.
Que faire si mon thérapeute insiste alors que je me sens dissocié ? Dites-le simplement, avec vos mots. En effet, un praticien formé au trauma accueillera cette information comme une donnée clinique utile, puis adaptera le rythme.

